ServicePar Téléphone

Achat sur un site hors d’Europe : les droits qui restent

Service d’information indépendant. Assistancesav.fr est édité par Optico SAS. Nous ne sommes le service client d’aucune entreprise et ne sommes affiliés à aucune des sociétés ou marques citées sur cette page.

Un site établi hors de l’Union ne vous fait pas sortir du droit français : l’article L232-3 du code de la consommation maintient la rétractation de quatorze jours, l’article L232-1 la protection contre les clauses abusives, dès lors que le contrat présente un lien étroit avec le territoire d’un État membre. Ce qui manque n’est pas le droit, c’est l’exécution. La plateforme européenne de règlement en ligne a fermé le 20 juillet 2025, et le Centre européen des consommateurs, gratuit, n’est pas compétent au-delà de l’Union, de l’Islande, de la Norvège et du Royaume-Uni.

Avant tout le reste : où le vendeur est-il établi en droit

C’est la première question, et elle est presque toujours posée en dernier. « Hors d’Europe » décrit d’ordinaire un colis parti d’Asie ou des États-Unis — ce qui ne dit rien de l’entité avec laquelle le contrat a été conclu. Beaucoup d’enseignes lointaines vendent en Europe par une société établie dans l’Union, ou par une place de marché qui l’est. Si c’est votre cas, tout change : le Centre européen des consommateurs redevient compétent, et vous n’êtes pas dans la situation que décrit cette page.

  1. Lisez la ligne « vendu par » de la commande, et non l’étiquette du colis. Sur une place de marché, le vendeur de droit est celui qui y figure — la plateforme, elle, est un autre interlocuteur, avec son propre pays d’établissement.
  2. Ouvrez la facture. Une raison sociale, une adresse et, le cas échéant, un numéro de TVA intracommunautaire y figurent. C’est la pièce la plus fiable, parce qu’elle engage l’émetteur.
  3. Ouvrez les mentions légales et les conditions générales du site. Elles nomment l’éditeur et désignent souvent la loi choisie par le contrat — information utile, mais qui ne décide de rien par elle-même : voir plus bas ce que dit le règlement Rome I d’une clause de loi étrangère.
  4. Notez ce que vous n’arrivez pas à établir. Un site qui ne désigne aucune entité identifiable est en soi une information, et elle pèse dans la discussion avec votre banque.

Neuf réponses qu’on lit partout, et ce qu’elles valent ici

Ce qu’on lit partoutCe que dit la règle
« Saisissez la plateforme européenne de règlement en ligne. » Elle n’existe plus. Le règlement (UE) 2024/3228 du 19 décembre 2024 a abrogé le règlement (UE) n° 524/2013 qui l’avait créée : dépôt des dernières plaintes le 20 mars 2025, fermeture le 20 juillet 2025. Rien ne l’a remplacée à ce jour ; la Commission annonce un site d’orientation, qui n’est pas encore en ligne, et le financement des nouvelles missions des centres européens des consommateurs reste en suspens. Des pages qui la présentent encore comme une garantie de sécurité continuent pourtant de bien se positionner.
« Le Centre européen des consommateurs peut vous aider. » Il est gratuit, et il est le plus souvent incompétent ici. Sa propre page décrit son périmètre : un professionnel établi dans un autre pays de l’Union, en Islande, en Norvège ou au Royaume-Uni. Au-delà, il ne peut rien ouvrir. Et même dans son périmètre, il n’a aucun pouvoir de contrainte : il informe et tente l’amiable. C’est le recours le plus recommandé sur cette question, et il ne couvre pas le cas qui la motive.
« Vous avez treize mois pour contester auprès de votre banque. » Deux réserves. Ce délai ne vise qu’une opération non autorisée, c’est-à-dire un débit que vous n’avez pas ordonné : une commande payée volontairement et jamais livrée n’en est pas une. Et dès que la banque qui encaisse pour le vendeur est établie hors de l’Espace économique européen, les treize mois deviennent soixante-dix jours pour les paiements par carte non autorisés, cent vingt au maximum si le contrat de carte le prévoit (art. L133-1-1, I, c, du code monétaire et financier, que son II rend applicable à ce cas).
« Le délai part du jour où vous découvrez le problème. » Non : il court de la date de débit inscrite sur le relevé, et le signalement doit être fait « sans tarder », sous peine de forclusion (art. L133-24). Une seule réserve joue en votre faveur : l’obligation ne s’impose que si la banque vous a fourni les informations relatives à l’opération. Soixante-dix jours font dix semaines — entre un délai d’expédition annoncé, une attente de livraison et quelques échanges avec un vendeur qui répond une fois par semaine, ils sont consommés avant qu’on se sache lésé.
« Signalez à la répression des fraudes, elle fera pression. » Le service public le dit lui-même : « La répression des fraudes ne peut pas contacter ou enquêter sur une entreprise qui est à l’étranger. » SignalConso reste utile — il est gratuit et il alimente le ciblage des contrôles —, mais il n’obtient rien pour celui qui dépose le signalement, et il oriente lui-même vers d’autres guichets selon que l’entreprise est dans l’Union ou en dehors.
« La rétrofacturation est un droit. » Ce que la loi organise, c’est le remboursement d’une opération non autorisée. La rétrofacturation demandée pour une marchandise jamais reçue est d’une autre nature : c’est une procédure contractuelle propre au réseau de votre carte, avec ses propres motifs et ses propres délais, et votre banque peut la refuser. Aucun chiffre de délai n’est publié ici : ces règles sont celles des réseaux de cartes, pas celles du code.
« Le droit de rétractation ne s’applique pas hors Union. » Il s’applique. L’article L232-3 du code de la consommation écarte toute stipulation contraire dès lors que le contrat conclu à distance présente un lien étroit avec le territoire d’un État membre. Ce qui manque n’est pas le droit : c’est le coût et l’exécution. Les frais de retour sont à votre charge et le vendeur peut attendre d’avoir reçu le bien, ou une preuve d’expédition, pour rembourser.
« Sous 150 €, il n’y a pas de frais. » Plus depuis le 1er juillet 2026. La franchise de droits de douane pour les envois d’une valeur inférieure ou égale à 150 € est supprimée et remplacée, jusqu’au 1er juillet 2028, par un droit forfaitaire de 3 € par ligne d’article de la déclaration — donc par référence commandée, pas par colis. La TVA, elle, était déjà exigible dès le premier euro.
« La procédure européenne des petits litiges permet d’agir sous 5 000 €. » Pas ici. Elle suppose un litige transfrontalier au sens du règlement (CE) n° 861/2007 : au moins une des parties doit être domiciliée dans un État membre autre que celui de la juridiction saisie. Un acheteur français qui saisit une juridiction française contre un vendeur établi hors de l’Union ne remplit pas cette condition.

Le compteur bancaire : à qui il s’applique, et à qui il ne s’applique pas

C’est le point le plus mal servi ailleurs, et le seul qui soit vraiment décisif. Le chapitre du code monétaire et financier qui organise la contestation d’un paiement s’applique pleinement quand les deux banques — la vôtre et celle qui encaisse pour le vendeur — sont situées en France, dans l’Union ou dans l’Espace économique européen, et que l’opération est libellée en euros ou dans la devise d’un État de cette zone (art. L133-1). En dehors de ce cas, il ne s’applique que partiellement : l’article L133-1-1 désigne alors limitativement les règles qui subsistent.

Votre situationCe que la loi couvreLe délai
Débit par carte que vous n’avez pas ordonné, banque du vendeur dans l’Union ou l’EEE Régime complet : remboursement de l’opération non autorisée, preuve de l’authentification à la charge de la banque. Treize mois à compter de la date de débit (art. L133-24).
Débit par carte que vous n’avez pas ordonné, banque du vendeur hors EEE Liste limitée de règles, énumérée au I de l’article L133-1-1 et rendue applicable à ce cas par son II : remboursement des opérations par carte non autorisées, preuve de l’authentification, règles de frais. Soixante-dix jours à compter du débit, cent vingt au maximum si le contrat de carte le prévoit.
Commande payée volontairement, jamais livrée Aucun de ces deux régimes : ce n’est pas une opération non autorisée. Reste la rétrofacturation, procédure contractuelle du réseau de cartes, que la banque peut refuser. Fixé par le contrat et par le réseau, pas par la loi. À demander par écrit à votre banque.
Débit autorisé d’un montant supérieur à ce qui était prévisible Les huit semaines dont on entend parler visent ce cas précis, et lui seul : un débit ordonné par le vendeur, dont l’autorisation n’indiquait pas le montant exact et dont la somme dépasse ce que vous pouviez raisonnablement attendre (art. L133-25). Huit semaines suivant la date de débit.

Ce n’est pas le pays du site qui décide, c’est le pays de la banque qui encaisse pour le vendeur. L’article L133-1-1 raisonne sur le prestataire de services de paiement du bénéficiaire. Un marchand lointain encaissé par un acquéreur européen reste en régime complet ; un marchand d’apparence européenne encaissé hors EEE tombe à soixante-dix jours. Personne ne lit cette donnée de l’extérieur : ni vous, ni le site, ni cette page. La seule conséquence pratique est donc de compter en semaines et non en mois, et de demander à votre banque, par écrit, quel délai s’applique à cette opération précise.

Quand la contestation est recevable, le remboursement est rapide. Un débit non autorisé signalé dans les conditions de l’article L133-24 doit être remboursé immédiatement et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant (art. L133-18). La banque peut toutefois différer ce remboursement si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part, auquel cas elle en informe la Banque de France. Un retard fait courir des intérêts au taux légal majoré.

Une seconde perte, moins visible. Quand un paiement a été fait sans que les données de sécurité personnalisées soient utilisées, un acheteur dont l’opération relève du régime européen ne supporte rien. Si la banque du vendeur est hors Espace économique européen, la loi met dans ce même cas jusqu’à 50 € à sa charge, pour les débits intervenus avant qu’il ait signalé la perte ou le vol (art. L133-1-1, I, b, dérogeant à l’art. L133-19). Dans la même logique, la liste des règles maintenues par l’article L133-1-1 ne comprend pas l’obligation d’authentification forte du paiement. En pratique, l’écran de validation bancaire est souvent absent sur ces paiements : savoir si vous l’avez vu et validé change la discussion avec votre banque.

Tout ce qui précède vise un paiement par carte. La réduction à soixante-dix jours vise expressément « les opérations de paiement par carte non autorisées », et la rétrofacturation est une procédure des réseaux de cartes. Si vous avez payé par virement ou par un portefeuille en ligne, ce régime ne vous couvre pas : ce qui reste possible dépend alors des conditions du service que vous avez utilisé, et c’est là qu’il faut aller lire.

Le droit de rétractation, et ce qu’il coûte à exercer

Le règlement européen dit Rome I règle la question de la loi applicable, et il le fait même lorsque la loi désignée n’est pas celle d’un État membre (art. 2). Son article 6 rattache le contrat de consommation à la loi du pays où le consommateur réside habituellement, dès lors que le professionnel dirige son activité vers ce pays et que le contrat entre dans le cadre de cette activité ; une clause désignant une loi étrangère reste possible, mais elle ne peut pas vous priver des protections auxquelles la loi française ne permet pas de déroger. Quelques contrats échappent à ce mécanisme (transport, immobilier, instruments financiers) ; l’achat d’un bien en ligne n’en fait pas partie.

Cette condition n’est pas remplie par le seul fait qu’un colis soit arrivé chez vous. « Diriger son activité vers la France » s’apprécie par un faisceau d’indices : site en français, prix en euros, livraison proposée vers la France, publicité visant le public français. Un site en anglais et en dollars, qui expédie partout sans viser la France, peut y échapper — et c’est un point qu’une juridiction tranche, pas une page.

Le code de la consommation ajoute son propre verrou. Son article L232-3 dispose que, nonobstant toute stipulation contraire, le consommateur ne peut être privé de la protection assurée par les dispositions prises par un État membre en application de la directive 2011/83/UE — droit de rétractation et information précontractuelle — lorsque le contrat conclu à distance présente un lien étroit avec le territoire de cet État. L’article L232-1 retient la même logique pour les clauses abusives, et l’article L232-2 pour la garantie de conformité, lorsque la loi qui régit le contrat est celle d’un État n’appartenant pas à l’Union. Ce dernier texte cite encore la directive de 1999, remplacée depuis le 1er janvier 2022 par la directive (UE) 2019/771 ; les renvois à l’ancienne se lisent comme visant la nouvelle. Sur ce que recouvre cette garantie, voir la garantie légale de conformité.

La notion de « lien étroit » n’est pas définie par le code. Elle s’apprécie au cas par cas. C’est un ancrage solide en droit et incertain pour qui veut savoir, seul et tout de suite, s’il est couvert.

En droit interne, le régime est connu : quatorze jours calendaires pour se rétracter, décomptés à partir du lendemain de la réception du bien, et un remboursement au plus tard quatorze jours après que le vendeur a été informé de la décision — le professionnel pouvant attendre d’avoir récupéré le bien ou reçu la preuve de son expédition. Deux choses que les fiches officielles disent et qu’on oublie de rapprocher de cette situation : les frais de retour sont à votre charge, et le remboursement dépend d’un vendeur qu’aucune autorité française n’atteint. Renvoyer un article de 30 € vers une adresse lointaine coûte souvent plus que l’article. C’est un droit réel dont l’exercice est, en dessous d’un certain montant, plus cher que la perte. Le détail du mécanisme est sur la page consacrée au délai de quatorze jours.

Douane et TVA : ce qui s’ajoute au prix affiché

Depuis le 1er juillet 2026 et jusqu’au 1er juillet 2028, la franchise de droits de douane sous 150 € n’existe plus : un droit forfaitaire de 3 € s’applique, par ligne d’article de la déclaration. Ne sont pas concernés les envois entre particuliers d’une valeur inférieure à 45 €, ni les marchandises au-dessus de 150 €, qui relèvent du régime ordinaire des droits proportionnels. La TVA, elle, est exigible dès le premier euro, au taux applicable au produit en France — 20 % dans le cas courant, moins pour certains biens comme les livres ou l’alimentaire. Enfin, les « frais de dossier » que facture le transporteur ne sont pas une taxe : la douane écrit qu’ils n’ont aucun lien avec elle, et ils varient d’un opérateur à l’autre. Le détail est sur la page consacrée aux frais de douane.

Dans quel ordre agir

  1. Établir qui est le vendeur de droit, avant toute autre démarche. Si l’entité qui vous a vendu, ou la place de marché, est établie dans l’Union, vous n’êtes pas dans la situation décrite ici et le Centre européen des consommateurs redevient compétent. Se tromper sur ce point fait renoncer à un recours gratuit qui existait.
  2. Qualifier l’opération. Débit que vous n’avez pas ordonné, ou commande payée volontairement puis jamais livrée ? Deux situations identiques à l’œil, deux leviers différents : le régime légal dans le premier cas, la procédure contractuelle du réseau de cartes dans le second.
  3. Écrire à votre banque sans attendre, et dater l’écrit. Un délai de forclusion se joue sur une date d’envoi. Demandez dans le même écrit quel délai de contestation s’applique à cette opération précise, et conservez la réponse : c’est la banque, et elle seule, qui sait où est établi le prestataire du bénéficiaire.
  4. Réunir les pièces avant qu’elles disparaissent. Capture de la fiche produit et du prix, courriel de confirmation, numéro de suivi et son dernier statut, échanges avec le vendeur, relevé mentionnant le libellé exact du débit. C’est la seule partie du dossier entièrement sous votre contrôle, et son absence est un motif de refus courant.
  5. Si la banque refuse ou ne répond pas, le médiateur bancaire est gratuit de droit. « Tout consommateur a droit de recourir gratuitement à un médiateur », dit l’article L316-1 du code monétaire et financier. Deux limites avant d’y compter : il tranche votre relation avec votre banque, jamais avec le vendeur ; et il ne se saisit qu’après une réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante, ce qui prend des semaines. Faites donc la contestation d’abord — aucune médiation ne rouvre un délai expiré.
  6. Savoir s’arrêter. Face à un vendeur injoignable établi hors de l’Union, pour quelques dizaines d’euros, la réponse honnête est d’arrêter après la contestation bancaire et le signalement. Aligner les recours sans hiérarchie de coût ne produit pas un remboursement, seulement de l’acharnement.

Sources : art. L232-3 et art. L232-1 et L232-2 du code de la consommation ; art. L133-1, L133-1-1, L133-18 et L133-19, L133-24, L133-25 et L316-1 du code monétaire et financier ; règlement (CE) n° 593/2008 (Rome I), règlement (UE) 2024/3228, règlement (CE) n° 861/2007 consolidé et directive (UE) 2019/771 ; CEC France — fermeture de la plateforme et périmètre du CEC France ; INC — l’Europe ferme sa plateforme ; Commission européenne — voies de résolution ; SignalConso — signalement à l’international ; douane.gouv.fr — droit forfaitaire de 3 € et anticiper les frais de douane ; service-public.gouv.fr — droit de rétractation. Vérifié le 12 août 2026.

Une précision de périmètre, parce qu’elle décide de la lecture de toute la page. Le règlement Rome I, les articles L232-1 à L232-3 et le régime des paiements ne se déclenchent pas aux mêmes conditions : le premier suppose que le professionnel dirige son activité vers la France, les deuxièmes un lien étroit avec le territoire d’un État membre, le troisième la localisation des deux banques et la nature de l’opération. Ces conditions ne se recouvrent pas, et aucune ne s’apprécie depuis une page. Cette page expose la règle et nomme la condition ; elle ne dit pas laquelle est remplie dans votre cas.

Les recours officiels sont gratuits — et chacun a une limite qu’il énonce lui-même. Le Centre européen des consommateurs France informe et accompagne sans frais : c’est le premier réflexe si le professionnel est établi dans un autre pays de l’Union européenne, en Islande, en Norvège ou au Royaume-Uni — et il ne peut rien ouvrir au-delà de cette zone. SignalConso est un service public gratuit qui alimente le ciblage des contrôles ; il écrit lui-même que « la répression des fraudes ne peut pas contacter ou enquêter sur une entreprise qui est à l’étranger », et il oriente, quand l’entreprise est hors de l’Union, vers econsumer.gov, guichet de signalement international des autorités de protection des consommateurs : comme SignalConso, il sert à alerter, pas à faire rembourser. Le médiateur de votre banque est gratuit de droit et se saisit du refus ou du silence de la banque, jamais du comportement du vendeur. Enfin, douane.gouv.fr renseigne gratuitement sur les droits et la TVA à l’import, qui sont hors du champ commercial.

Dans quels cas nous appeler

La règle générale se lit ; laquelle de ses conditions est remplie chez vous, non. Les cas où une page ne suffit plus :

  • la commande vient d’une place de marché et vous ne savez pas si le vendeur de droit est une société établie dans l’Union ou hors d’Europe : deux réponses opposées, et dans un cas un recours gratuit vous est ouvert ;
  • votre relevé porte un débit et vous ne savez pas comment le qualifier — opération que vous n’avez pas ordonnée, ou commande payée puis jamais livrée : ce n’est pas le même levier, ni le même interlocuteur ;
  • vous avez payé autrement que par carte — virement, portefeuille en ligne — et vous voulez savoir ce que le régime décrit ici couvre, et ce qu’il ne couvre pas ;
  • le vendeur vous oppose une clause de son contrat — loi étrangère, absence de rétractation, retour à vos frais vers un entrepôt lointain — et vous voulez savoir ce qui, dans cette clause, est écarté par le droit français ;
  • un délai court en ce moment : le débit remonte à plusieurs semaines, votre banque n’a pas répondu, et vous ne savez pas si vous êtes dans les treize mois ou dans les soixante-dix jours.

Notre assistance vous explique quelle règle s’applique à votre situation et ce qu’un écrit à votre banque doit contenir. Personne ne peut faire la démarche à votre place : elle doit venir de vous et partir de votre adresse.

Deux données décident de tout et ne se lisent nulle part sur cette page : où le vendeur est établi en droit, et où est établie la banque qui encaisse pour lui — c’est elle, et non le pays du site, qui fait tomber le délai de contestation de treize mois à soixante-dix jours.

Contactez notre service d’assistance

Appeler le 3240 3240 — service 3 € par appel + prix d’un appel

Service facturé 3 € par appel + prix d’un appel, après diffusion du message tarifaire gratuit en début d’appel. Disponible 24 h/24, 7 j/7.

Ce que fait — et ne fait pas — le 3240. Nous vous expliquons la règle applicable à un achat conclu sur un site établi hors de l’Union européenne. Nous n’accédons à aucun dossier, ne contactons ni le vendeur, ni votre banque, ni aucune autorité à votre place et n’engageons aucune démarche pour vous. Nous ne rédigeons aucun écrit à votre place et ne disons jamais quelle décision votre banque prendra.

Questions fréquentes

La plateforme européenne de règlement en ligne existe-t-elle encore ?

Non. Le règlement (UE) 2024/3228 du 19 décembre 2024 a abrogé le texte qui l’avait créée : le dépôt de nouvelles plaintes a cessé le 20 mars 2025 et la plateforme a fermé le 20 juillet 2025. Rien ne l’a remplacée à ce jour. La Commission européenne annonce un site d’orientation vers les voies de résolution ; il n’est pas encore en ligne, et le financement des nouvelles missions des centres européens des consommateurs reste en suspens. Les pages qui la recommandent encore sont périmées.

Le Centre européen des consommateurs peut-il agir contre un site chinois ou américain ?

Non. Ce service est gratuit, mais son périmètre s’arrête aux professionnels établis dans un autre pays de l’Union européenne, en Islande, en Norvège et — selon sa propre page — au Royaume-Uni. Au-delà de cette zone, il ne peut rien ouvrir. Et même à l’intérieur de son périmètre, il n’a aucun pouvoir de contrainte : il informe et tente l’amiable, il n’oblige personne à rembourser. C’est le recours le plus recommandé sur cette question, et le moins souvent compétent.

Ai-je vraiment treize mois pour contester un débit auprès de ma banque ?

Deux réserves. D’abord, ce délai ne vise qu’un débit que vous n’avez pas autorisé, pas une commande que vous avez payée et qui n’est jamais arrivée. Ensuite, dès que la banque qui encaisse pour le vendeur est établie hors de l’Espace économique européen, les treize mois tombent à soixante-dix jours pour les paiements par carte non autorisés, cent vingt au maximum si votre contrat de carte le prévoit. Le délai court de la date de débit.

Pourquoi la réponse dépend-elle de mon cas ?

Parce que quatre données décident du régime, et qu’aucune ne se lit sur une page. Où le vendeur est établi en droit, qui n’est pas toujours le pays d’expédition. Où est établie la banque qui encaisse pour lui : c’est elle, et non le pays du site, qui fait tomber le délai. La date exacte du débit sur votre relevé. Et la nature de l’opération : débit non autorisé, ou commande payée volontairement puis jamais livrée.

Mis à jour le

Assistance
Par Téléphone
APPELER
3240 Service 3 € / appel + prix appel